L'actualité de la semaine c'est le communiste André Guérin, député-maire de Venissieux qui en est à l'origine. Celui-ci s'est en effet offusqué que des femmes puissent porter le niqab et la burqa en France. Avec précaution, l'ensemble de la classe politique lui a emboîté le pas (hormis Martine Aubry qui n'a rien trouvé de choquant dans ces tenues...), provoquant l'émoi d'une société française farouchement opposée à cette tenue. Le Président de la République lui-même, Nicolas Sarkozy, s'est exprimé sur ce sujet lors du Congrès du 22 juin proclamant qu'  « [elles] n'avai[en]t pas leur place au sein de la République française ». Quelle en fut la conclusion ? La création d'une commission d'information composée de députés de tous bords afin de rendre ses travaux sur le sujet dans... six mois. C'est trop. L'interdiction du niqab et de la burqa est vitale pour la République à l'heure où les extrêmistes radicaux lui lancent un nouveau test. Il est nécessaire que la République laïque et démocratique interdise ces pratiques d'un autre âge et d'un pan extrêmiste d'une civilisation qui nous est totalement étrangère. Mais, pourquoi faut-il l'interdire et surtout, pourquoi maintenant ?

Cette tenue vestimentaire symbolise tout ce que nous rejetons de l'islamisme, car n'en déplaise à ses défenseurs, il ne s'agit nullement d'un choix vestimentaire anodin, d'une liberté individuelle, d'un libre choix de quelques individus. Il ne s'agit pas d'user d'un tel argument fallacieux alors que ces même gens nient le droit à la liberté individuelle. Non, en effet, c'est tout l'inverse, car il se cache en réalité derrière cela un projet politique visant à réaliser une assimilation à l'envers : une France qui au lieu de laïciser ses immigrés musulmans se verrait islamisée par ces éléments les plus intégristes.

Et c'est en cela qu'il faut lutter de toutes nos forces contre cette tenue vestimentaire, car la majorité des musulmans en France sont modérés et ne portent par les mêmes valeurs que ces intégristes. Voici un bref exposé des raisons pour lesquelles il nous faut voter de toute urgence l'interdiction de ces tenues.

Premièrement, la France est un État de droit, une Nation laïque avec une Histoire et un passé que l'on ne peut nier, n'en déplaise à certains milieux qui aimeraient faire commencer cette Histoire en 1968, 1945 ou 1905 (et même pas en 1789, cette période de notre Histoire paraissant trop belliqueuse et patriote à leurs yeux). Ainsi, si l'on excepte la période allant de 1789 à 1944 - surtout le XIXème siècle - la France a toujours été une terre où l'on prônait l'égalité homme-femme plus qu'ailleurs, certes cette construction fut lente, dure et s'inscrit sur plusieurs siècles, mais les femmes ont acquis de nombreux droits dans un processus multiséculaire. La femme étant l'égale de l'homme elle ne saurait être assujettie d'une telle manière à son mari, n'en faisant qu'un objet interchangeable avec d'autres femmes vivant au « bled » (d'ailleurs la substitution d'épouse ne serait pas perceptible puisque le visage n'est pas visible sous ces vêtements).

Lorsque nous voyageons dans des pays étrangers, les Français se plient aux coutumes locales afin de ne pas choquer les populations, c'est ainsi que nos femmes se voilent lorsque nous allons en Arabie Saoudite, en Iran ou en Afghanistan ; il est donc parfaitement logique que les populations arrivées en France se soumettent à notre droit et à nos traditions en adoptant une tenue conforme à nos moeurs (n'en déplaise au « Grand Messie Saint et Tout-Puissant Barack Obama »). C'est aussi cela l'assimilation... mais zut ! Nous y avons renoncé voici une trentaine d'années pour ce magma informe et sans saveur mais beaucoup plus politiquement correct que nous appelons « intégration » et que nous sommes incapables de définir d'où son échec...

Mon grand-père paternel était musulman mais il s'est soumis, dans le cadre de l'assimilation, aux moeurs françaises, refusant d'imposer sa religion à ma grand-mère paternelle catholique (à l'inverse de ce qu'il se passe trop souvent dans les mariages mixtes de nos jours... et ce contrairement à ce que l'on souhaite nous faire croire). Il a accepté les règles posées par la Nation française et c'est normal : c'est au pays d'accueil de fixer ses lois, non à ceux que l'on a la bonté d'accueillir d'imposer leurs conditions.

L’article 1er « principes de base communs de la politique d’intégration des immigrants dans l’Union européenne » énonce que « l’intégration est un processus dynamique, à double sens, de compromis réciproques entre tous les immigrants et résidents des États membres. » Cette définition n'est pas admissible et rentre en totale contradiction avec l'assimilation à la française. Est-ce à dire qu'en échange de l'acceptation des règles démocratiques et de la laïcité, nous devrions tolérer l'exclusion, l'inégalité homme-femme, les mariages forcés, la polygamie ?

La France a signé ce texte : c'est une honte. La France se basait sur un adage antique qui était « si fueris Romae, Romano vivito more » : « à Rome, fais comme les Romains ». Ceci nous a réussi avec les diverses vagues d'immigration de 1860 à 1970, pourquoi donc en changer aux noms des nouveaux dogmes libéraux bien-pensants infiltrés par la mondialisation et basés sur les archétypes communautaristes du modèle américain ?

niquab

Deuxièmement, la France, est une Nation laïque : LA Nation laïque par excellence. Or, cette laïcité impose la réclusion de la religion, du culte, du sacré, à la sphère privée. Or, la rue n'est pas la sphère privée mais est partie intégrante de la sphère publique, au même titre que les administrations, l'armée, les écoles, les hôpitaux, etc. Il n'y a donc pas lieu d'affirmer à ce point une identité religieuse dans une optique aussi séparatiste et communautariste. La discrétion est bien mieux récompensée. Un voile ou un bandana serait plus discret, plus tolérable. Mais là n'est pas leur objectif, bien au contraire.

Car il est évident, comme je le disais encore une fois auparavant, que derrière cette tenue se cache un projet politique islamiste, intégriste et contradictoire. Il y a un objectif à la fois séparatiste (montrer la séparation entre les « bons musulmans » et les « infidèles » auxquels les musulmans modérés sont assimilés) et également de conquête (conquérir la France par l'islam, profiter de notre prétendue faiblesse pour imposer petit à petit sa morale, sa religion et ses règlesde droit dont la Charia jusqu'à la conversion obligatoire et la création d'une « République islamique » dont rêvent ces gens) : il s'agit d'un salafisme en constante progression parmi les gens de confession musulmane en France malheureusement bien que l'immense majorité le rejette toujours (il ne sera pas employé le terme de « communauté musulmane » puisqu'il n'existe en France qu'une seule « communauté » : la communauté nationale) et quoi qu'en dise l'UOIF elle représente cette mouvance au sein du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM).

Ce projet politique nous devons l'écraser dans l'oeuf avant qu'il ne soit trop tard et le combattre à tout prix sans faire preuve de lâcheté. Nous ne voulons pas de l'esprit munichois, la République française a besoin de résistants.

Troisièmement, et dernièrement, il y va aussi de la dignité de la femme. Cette tenue est dégradante et la rabaisse à un statut de vassale de l'homme. Or, la France proclame dans son Préambule constitutionnel l'égalité homme-femme et il n'est pas question de revenir dessus au nom de prétendu principes culturels ou religieux, par ailleurs erronés car nulle part le Coran ne prescrit le niquab ou la burqa. Il est vrai qu' « un des théologiens les plus éclairés de l'UOIF » (pour autant que l'on puisse être éclairé et membre de l'UOIF) considère que le témoignage d'une femme a moins de valeur que celui d'un homme car « tout un chacun sait que le cerveau d'une femme est plus petit que celui d'un homme »...

De même, on porte atteinte à l'identité d'une personne, à sa dignité dès lors que l'on la juge inapte et impure pour pouvoir apercevoir et regarder le visage de son interlocuteur. Lorsqu'une femme porte le niqab parce qu'elle me juge indigne de la regarder, on porte atteinte à ma moralité et ma dignité. Alors... dignité contre dignité ; liberté contre liberté ? Certes... mais doit-il y avoir liberté pour les ennemis de la liberté ? Permettons aux Français d'en douter...

Et ces gens qui nous rejettent seraient donc des Français à part entière ? Sur le papier, oui. Non, dans les faits. En effet, ils n'en ont que la carte d'identité, mais ils ne sont pas Français, car la France ce n'est pas seulement le droit du sol et une pièce d'identité ou des aides sociales, qu'ils sont d'ailleurs si prompts à réclamer (étrange d'ailleurs la facilité qu'ils ont à oublier leur haine de la France dès lors qu'il s'agit d'en tirer bénéfice). La France c'est une volonté commune de vivre ensemble, un « plébiscite de tous les jours » (Ernest Renan), des valeurs communes : l'égalité, l'unité nationale, la liberté, la laïcité, l'indivisibilité de la République et le refus des discriminations en fonction de critères physiques, religieux ou ethniques. La France est un idéal, patrie des Droits de l'Homme, elle n'a certes pas toujours montré l'exemple mais ce n'est pas une raison pour baisser pavillon face à une menace sournoise. Aujourd'hui, elle doit se battre et interdire une pratique moyen-âgeuse tant qu'il en est encore temps. Après il sera trop tard...

Souvenons-nous de la célèbre phrase de Winston Churchill à l'adresse du Premier Ministre Neville Chamberlain lorsque ce denier fit ratifier par la Chambre des Communes les Accords de Munich, en 1938 : « Vous aviez à choisir entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ». Aujourd'hui nous sommes en guerre contre l'islamisme et nous devons le combattre, de toutes nos forces et avec acharnement, sans relâche, sans répit. En choisissant le déshonneur nous ne ferons que reculer le conflit de quelques années avec moins de chances encore de l'emporter. Il n'est pas trop tard aujourd'hui. Il nous faut choisir le courage, la République doit montrer aujourd'hui qu'elle n'en manque pas : après il sera trop tard.