Aujourd'hui a eu lieu la marche des fiertés homosexuelles à Paris. Elle aurait rassemblée selon les sources entre 400 000 et 700 000 personnes. Après quarante ans de lutte pour l'égalité des droits, avec raison, les leaders du mouvement gay ont demandé que soit réalisé l'égalité juridique et réelle. « Il nous manque toujours le droit au mariage, à l'adoption, à la procréation médicalement assistée pour les couples de lesbiennes, et la mise en oeuvre de la dépsychiatrisation des transsexuels promise par la ministre de la Santé en mai », a souligné Philippe Castel, porte-parole de l'Inter LGBT (interassociative lesbienne, gay, bi et transsexuelle, regroupant une cinquantaine d'associations). Et c'est là que commencent les principales divergences généralement...

Je vais être franc dès le départ : je suis opposé au mariage gay et à l'adoption...

Les homosexuels ont comme les autres ont le droit de vivre leur sexualité. C'est leur liberté. Et je considère la liberté individuelle est un des fondements de notre Nation. Dès lors, je considère que la reconnaissance de l'homosexualité depuis des années est un progrès : un véritable progrès.

Maintenant, lorsqu'il s'agit de toucher à certains des fondements même de notre société, tels que le sont et le resteront, le mariage et la famille, il est impossible rester en dehors du débat. Il ne peut s'agir d'un progrès, je ne crois pas au « sens de l'histoire », expression marxiste s'il en est.

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Seul l'enfant a des droits et, notamment, celui d'avoir un père et une mère de sexes distincts, si possible les siens, mais en aucun cas deux pères (un père de trop et une mère qui manque) ou deux mères (une mère de trop et un père qui manque). Les psychothérapeutes eux-mêmes l'avouent à mots couverts, hors caméras bien sûr afin de ne pas provoquer l'ire des groupes de pression (car ceux qu'on invite à la TV ont un discours bien différent), et expliquent bien qu'il faut une différence marquée, genrée, physique et donc sexuée entre le père et la mère.

Quant au mariage et à la parentalité qui en découle, il ne s'agit en rien d'un droit absolu, mais des institutions ou statuts auxquels seules ont le droit d'accéder les personnes capables d'en assumer les obligations, qui ne sont pas seulement matérielles ni même affectives, mais structurelles.

Deux femmes ou deux hommes s'ils peuvent constituer un couple, ne peuvent constituer une famille au sens traditionnel. Il est certain que ce modèle n'a plus la côte et a un côté ringard décrié. Pourtant c'est ce modèle là qui a structuré nos sociétés et leur a permis de se développer, de se solidifier et de s'épanouir. Il est donc essentiel de le défendre. Les homosexuels sont ainsi incapables de doter l'enfant d'un foyer équilibré, naturel et fécond auquel il a droit et dont il a un besoin indispensable pour développer sa personnalité et assumer son identité sexuelle d'homme ou de femme appelés à leur tour à s'unir au sexe opposé.

Le droit à l'enfant n'existe pas et ne doit pas exister. L'enfant n'est pas une marchandise comme une autre. Dès lors... deux personnes ne pouvant pas avoir naturellement d'enfants ne peuvent adopter. L'adoption doit être réservée aux seuls couples stériles ou mariés hétérosexuels, c'est-à-dire étant en capacité bilogique de procréer de par leur accouplement : ce qui n'est pas le cas des homosexuels, stériles de par la nature de leur orientation sexuelle.

Je le disais plus haut, les homosexuels ont le droit de vivre librement leur amour, leur sexualité. Ils ne gênent personne. Ils n'ont pas choisi d'être homosexuels et il serait aussi idiot de les persécuter pour ceci que de persécuter un handicapé. L'homosexualité par ailleurs n'est en rien une maladie. Néanmoins ils ne peuvent pas réclamer les mêmes droits que les hétérosexuels pour les arguments étayés plus haut.

Le PACS qui est une belle avancée suffit amplement. Je rappelle par ailleurs que les défenseurs du PACS nous disaient il y a dix ans qu'ils ne réclameraient jamais le mariage et l'adoption. Où est passée cette promesse ?

Si certains disent qu'il y a décadence dans l'homosexualité, c'est sans fondement. Celle-ci a toujours existé, elle existera toujours : refuser de l'admettre c'est être idiot ou au mieux aveugle. En revanche, admettre que cette sexualité ouvre aux mêmes droits qu'a l'hétérosexualité serait un non-sens aux regards mêmes de la nature des relations différentes. L'hétéroseuxalité étant la forme naturelle de sexualité, la seule permettant la reproduction, la pérennisation de l'espèce et accouchant sur la complémentarité homme-femme nécessaire pour des enfants, doit évidemment être la seule à donner droit au mariage et à l'adoption. L'homosexualité doit être acceptée et tolérée, mais il ne s'agit pas d'en faire la norme, une norme au même titre que l'hétérosexualité. Elle a droit de cité. Les homosexuels sont libres de vivre leur sexualité. Ils ne peuvent cependant fonder une famille : l'égalité n'est pas l'équité.

Il est évident que certaines familles hétérosexuelles loin d'être parfaites sont des foyers d'instabilité. Mais il n'empêche que la famille traditionnelle avec un père, une mère et leurs enfants (leur chat ou leur chien...) est le modèle qui a permis le développement harmonieux de la société. Il n'est pas nécessaire d'en changer. Autoriser les famille homosexuelles serait encore plus déstructurer ce modèle familial déjà suffisament déstabilisé, et rajouter un mal à un autre en terme de repères (pas en terme de mal absolu, j'imagine bien que vous ne l'aurez pas compris ainsi).

Voilà. Où est la haine ? Où est l'homophobie ? Où est l'intolérance ? Nulle part. En démocratie, il doit être possible de défendre une position sans être insulté dès que l'on va à l'encontre de la pensée unique bien-pensante, égalitariste, libertaire et multiculturaliste. Est-ce le cas encore en France ? Il est permis d'en douter.