Jeudi soir dernier, le 14 janvier 2010, Marine Le Pen, responsable du Front National, et Éric Besson, Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, du Co-développement et de l'Identité Nationale, ont débattu lors de l'émission « A vous de juger » sur France 2. Enfin... « débattu » est un grand mot, car ni l'une, ni l'autre n'ont été brillants, ne faisant que de la basse politique, usant du thème de l'identité nationale dans une sorte de joute électoraliste avant les régionales. J'en fus profondément déçu car jouer avec ce qui constitue l'essence de la France ce n'est pas un drame, ni même un délit : c'est un crime. On ne peut prendre aussi ingénument par dessus la jambe un tel sujet.

Pourtant, tout cela n'avait pas si mal démarré.

En effet, on ne peut occulter l'avant-débat au sein duquel M. Besson fut relativement bon, expliquant pourquoi la question de l'identité nationale était importante, expliquant le rôle majeur de la langue, de la laïcité, de l'État dans la constitution d'une Nation française.

Il s'était par ailleurs expliqué sur ses propos dangereux proférés en banlieue où il avait dit que « la France ce n'est pas un Peuple, ce n'est pas une langue, ce n'est pas une ethnie, mais un conglomérat de Peuples ayant choisi de vivre ensemble ». De tel propos avaient alors scandalisé tous les patriotes connaisseurs de l'Histoire de France, d'autant que ce discours était totalement anti-républicain. En effet, chacun sait que la France au contraire s'est toujours voulue telle un Peuple, une langue et que l'État a tout fait pour que nous y arrivions (cf. mon article sur l'identité nationale). Ses explications étaient républicaines et conformes à l'Histoire, puisque peu ou prou il reprenait mon argumentation, républicaine s'il en est. Cet épisode a une nouvelle fois montré que les politiques parlaient parfois trop vite et ne mesuraient pas toujours l'importance de leurs paroles... Or, la parole, les termes sémantiques, sont capitaux, car imbibés de symboles, imprégnés d'idéologie, a fortiori en politique.

Une touche d'optimisme alors ? On le pourrait. Un sondage TNS-Sofres nous apprend que l'adhésion aux idées du FN a énormément reculé depuis neuf ans. Nous devrions tous nous en réjouir, car le FN n'a aucune véritable vision de la France et ne fait que dénoncer (qui plus est en exagérant sans fin, jouant sur les peurs profondes des Français) sans jamais rien proposer comme nous l'avons vu jeudi soir.

Malheureusement, je dirai que d'une manière générale c'est l'adhésion aux valeurs de la République fondées sur l'idée de progrès dans l'ordre, de patriotisme, de Nation unitaire, indivisible et centralisée (le détail n'est bien sûr pas exhaustif), toutes les valeurs sur lesquelles le FN a tenté une OPA (et qui les a donc décrédibilisé), qui ont reculé. Nous ne faisons ici que récolter ce que nous avons semé. Les politiques, au nom de stratégies électoralistes, ont tout fait pour parvenir à ce résultat, et tant pis si la France et l'avenir de celle-ci devaient en payer les pots cassés ! Après tout, la seule chose qui compte n'est-elle pas de se faire élire en démocratie libérale, qu'elle soit parlementaire, présidentielle, semi-présidentielle, parlementaire présidentialisée ou que sais-je encore ?

Or, chaque jour j'en prends plus conscience, les Français, d'un point de vue politique, économique, moral se banalisent et la France perd ses spécificités législatives, administratives, économiques et sociales, son caractère unitaire et indivisible... En somme, tout ce qui faisait d'elle une Nation exceptionnelle, tout ce qui faisait des Français un Peuple exceptionnel. L'exception culturelle est belle et bien finie. Et contrairement à Jean-Marie Messier, je ne m'en réjouis pas. Force est de constater qu'une page se tourne.

Non. Je ne suis pas optimiste.

En effet, car en plus de tout cela, Éric Besson a oublié d'expliciter en quoi l'identité nationale pouvait connaître une crise. Crise réelle, c'est une certitude, après des années de bouleversements profonds. Il n'a pas eu l'intuition d'expliquer ce qui mettait réellement en danger les fondements de cette Nation extraordinaire qu'est la France. Ce n'est pas l'immigration en elle-même : c'est l'absence d'assimilation de celle-ci. C'est enfin l'Europe, que l'on l'admette ou non. Mais dire cela, c'est politiquement incorrect.


L'Europe ou la « curie des temps modernes »

Comme feu le grand républicain et patriote Philippe Séguin, je dirai que l'Union européenne, celle que nous construisons (le « nous » est-il approprié alors que les Peuples n'ont d'autre choix que le « oui » à chaque référendum, à moins de voir les traités être adoptés sans plus de cérémonie par les parlements nationaux), n'est rien d'autre que l' « anti-1789 ». En effet, 1789, la « Grande Révolution », la Révolution française, c'est l'émancipation des Peuples, l'affirmation des principes de la souveraineté nationale, de la citoyenneté nationale, partant de la souveraineté populaire, l'apparition des principes d'égalité, de liberté des Peuples et de la démocratie.

Or, qui peut dire que l'Europe actuelle est démocratique lorsqu'elle oblige les Peuples à coûte que coûte voter « oui » aux référendums successifs qui leurs sont proposés, sous peine de se voir priver de tout droit d'expression, comme ce fut le cas en France en février 2008 à propos du Traité de Lisbonne, en passant par la voie parlementaire ?

Qui peut dire que la citoyenneté nationale a encore un sens quand on propose aux Français d'accepter que des étrangers puissent voter et être éligibles à toutes les élections, nationales comme locales (alors que les ressortissants de l'UE ont déjà ce droit), sous le simple prétexte qu'ils vivent sur notre sol et paient des impôts, allant ainsi à rebours de l'idée de suffrage universel (lié à l'idée de nationalité) pour restaurer celle du suffrage censitaire (qui lui est lié à la résidence et à l'impôt) ? Quel intérêt à devenir Français alors, puisque la nationalité n'offrirait plus aucun privilège ? Pour le coup, ce n'est même plus l'idée d'assimilation qui serait foulée aux pieds, mais celle d'intégration même ! Quelle ironie, lorsque l'on sait que cette même « intégration » est défendue par les mêmes qui proposent l'extension du vote aux étrangers...

Europe

Qui peut dire que la souveraineté nationale a encore un sens alors que nous ne sommes plus maîtres de la monnaie (élément essentiel de la souveraineté nationale) et que celle-ci a été faite sur mesure pour les Allemands, que nous ne sommes plus maîtres de notre politique commerciale (preuve en est le refus de Bruxelles, attaché au dogme du libre-échange, de toute protection des Nations européennes face à la concurrence déloyale multi-factorielle que nous subissons de la part d'États extra-européens), que notre politique fiscale n'est pas autonome (un changement de taux de TVA n'est-il pas soumis au bon vouloir de la Commission européenne ?), que notre politique budgétaire est corsetée par les règles arbitraires et sans fondements économiques du Pacte de Stabilité et de Croissance, que les décisions se prennent de plus en plus au sein des institutions communautaires à la majorité qualifiée alors que le Traité de Lisbonne rompt l'équilibre franco-allemand des voix (remettant donc en cause un des principes fondamentaux de la construction européenne qui était l'égalité des voix franco-allemande) ? Qui peut dire que l'UE est un progrès lorsqu'elle joue les régions contre les Nations, tente d'imposer sa suprématie en favorisant les régionalismes et en détruisant les Nations de l'intérieur, avec les possibles catastrophes que l'on peut prévoir... N'oublions pas que l'armée espagnole – dont le chef d'état-major fut il y a peu démis de ses fonctions pour avoir osé l'avouer – a toujours affirmé que le jour où la Catalogne proclamerait son indépendance elle n'hésiterai pas à jeter cul-par-dessus-bord les institutions démocratiques pour préserver l'intégrité nationale !

En effet, l'idée de démocratie moderne, d'émancipation des Peuples est apparue en même temps que le fait national. Remettre en cause le fait national c'est donc prendre le risque de fragiliser nos démocraties, de faire monter les extrêmes, obligeant à la radicalisation des patriotes refusant de voir leur Patrie péricliter, prenant le risques de montées des tensions communautaires et civiles entre indépendantistes et communautaristes d'un côté et patriotes et nationalistes (devenus « fascistes » par la force des choses) de l'autre. Si les premiers l'emportaient, nous verrions l'État, ses protections, mourir et des politiques d'exclusion telles celles menées par les Etats balkaniques fraîchement indépendants au XIXe siècle apparaître ; si les seconds s'imposaient, la démocratie serait détruite car nul ne peut douter que face à une telle menace des régimes autoritaires voire totalitaires seraient instaurés pour préserver la Nation de toute menace ; nous prendrions alors le risque de guerres civiles au sein des Nations ou alors d'une surenchère nationaliste et xénophobe débouchant sur l'acte de décès de l'idée européenne et le risque d'un embrasement belligène du Vieux Continent. Qui peut souhaiter de tels scénarii catastrophes ? Personne. Mais qui pourra en vouloir à l'armée espagnole de se porter en garante de l'unité nationale aujourd'hui si menacée ? N'est-elle pas dans son rôle ? Alors même que la Belgique est au bord de l'implosion, que la Yougoslavie a explosé dans des flots de sang, cette réaction, cette position de principe, m'apparaît logique et devrait faire réfléchir Bruxelles.

Mais non ! Bruxelles se conduit telle les Papes du Moyen-Âge. Quoi ? Quel rapport ? Eh bien, l'Europe joue les régions contre les Nations, comme les Papes d'autrefois soutenaient les féodaux contre leurs suzerains royaux afin d'asseoir leur pouvoir, cherchant à diviser pour mieux régner et assurer leur primauté, cherchant a éviter une autonomie des royaumes chrétiens d'alors. La France a fait échouer cette stratégie grâce à la farouche volonté de ses souverains depuis Philippe le Bel d'assurer la primauté de l'État, de la Nation et l'indépendance de la France ; l'Allemagne, elle, fut vaincue, le Saint-Empire, au fur et à mesure des échecs subis face à la papauté ayant été vidés de sa substance et de toute unité, au point que sa disparition officielle en 1806 ne fut remarquée par presque personne alors que son existence remontait à 962 ! De la même manière, le retour à une Europe des régions verra le retour des grandes baronnies, comme on peut déjà en voir quelques exemples en Corse ou en Languedoc-Roussillon, ou bien dans certaines régions italiennes ou communautés autonomes espagnoles. Le pouvoir politique serait confisqué par quelques personnes, quelques familles, quelques héritiers adoubés par les ducs régionaux, tandis que l'UE, lointaine, sans légitimité démocratique aucune, ne pourrait contester l'état de fait. « Quoi ? L'UE oserait-elle donc nous donner des leçons de démocratie alors qu'elle n'a rien de démocratique », s'offusqueraient les nouveaux potentats locaux. Ils auraient raison et l'UE n'aurait rien à leur opposer.

La démocratie disparaîtrait, insidieusement mais assurément, et nous reviendrions à des situations comparables, si ce n'est à l'Ancien Régime, ne serait-ce qu'à celle de l'Europe du Congrès de Vienne. Ainsi, la démocratie étant intrinsèquement liée à l'idée de Nation, la seule manière de préserver nos libertés, notre démocratie moderne, tout en construisant l'Europe, c'est de construire une Europe qui respecte les Peuples, les réalités nationales construites par l'Histoire, les principes hérités de la « Grande Révolution » faite par la « Grande Nation ». Ceci a un nom : l'Europe des Nations.


Assimiler ou se diviser à jamais

J'ai toujours été favorable à une assimilation totale. Je n'arrête pas de répéter que c'est le meilleur moyen de lutter contre les discriminations et que le multiculturalisme, la soi-disante « intégration » (qui n'est qu'un communautarisme sans le nom) ne font qu'aviver les réticences, les frustrations, les rancœurs du Peuple du pays d'accueil, car cela suppose de faire des concessions aux populations arrivant en France.

Or, je l'affirme sans aucune précaution, l'assimilation est ce qu'il y a de plus anti-raciste.

En effet, c'est considérer que dès l'instant que l'on se plie aux mêmes règles, que l'on dispose d'un même corpus juridique, législatif et civilisationnel (peut-être même le corpus civilisationnel, qui comporte l'acceptation de l'héritage historique de la France, est-il le plus important...), on peut tous vivre ensemble quelque soit la couleur de peau, la religion, nos origines étrangères. C'est considérer que, tous, nous pouvons nous fondre dans le même « moule ».

S'assimiler c'est aussi le meilleur moyen de se faire accepter par le pays d'accueil et ses habitants. C'est montrer à celui qui a eu la bonté de nous accueillir (oui, oui, la bonté... la France a la bonté d'accueillir des immigrés comme elle eut autrefois la bonté d'accueillir une partie de ma famille) que nous ne représentons pas une menace pour lui, que nous ne souhaitons pas l'acculturer mais que nous ne cherchons qu'un refuge et que nous sommes prêts à faire l'effort de lui ressembler (ce qui ne signifie pas l'oubli total de ce que l'on fut avant, seulement l'oubli partiel), que nous prenons en héritage son héritage. Que nous voulons devenir Français comme il l'est lui-même. Qu'étant son égal – et rien de plus normal que tous les Français soient égaux entre eux puisque c'est un des fondements de notre identité – nous souhaitons montrer que nous l'avons mérité.

La France doit totalement assimiler les populations sur son sol. C'est ainsi qu'elle détruira le communautarisme et ne constituera qu'une seule communauté et un seul Peuple : la communauté nationale et le Peuple français.

Mon grand-père, une fois arrivé en France, a changé son nom de « Mohande » en « Jacques » et, avant de se faire assassiner par les terroristes du FLN dont l'actuel gouvernement algérien n'est que l'héritier direct, a refusé d'imposer une religion particulière à ses enfants et s'est marié civilement, son épouse étant catholique.

Point de mariage musulman imposé à la mariée. Ni de mariage à l'Église obligeant, comme si nous étions en pleine dragonnade, l'époux du culte minoritaire à se convertir au culte majoritaire de l'épouse. Non, rien de cela. Juste un mariage civil, laïc, républicain et profondément français.

Veuillez m'excuser de cette digression familiale, mais je tenais à préciser que mon attachement à l'assimilation n'avait rien de raciste, d'un arc-boutage sur une France idéalisée, blanche, chrétienne... Elle résulte d'une expérience personnelle, passionnelle autant que rationnelle, d'une volonté farouche d'être Français envers et contre tout (sachant que mon père s'est plusieurs fois fait insulter de « bougnoule » à l'école primaire), de se faire accepter, de s'assimiler pour mieux devenir Français et être accueillis à bras ouverts. L'assimilation a réussi pour eux comme pour des millions d'autres Français issus de l'immigration : elle peut réussir, encore, aujourd'hui.

Une France multiraciale ? Oui, c'est une évidence, d'autant que je n'ai pas la fibre du nettoyage ethnique ce qui m'obligerait à me nettoyer moi-même (vous en conviendrez que cela me serait difficile). Une France multiculturelle ? Non, car je ne souhaite pas que la France finisse comme l'Inde, l'Empire ottoman ou, pire, les Balkans (et notamment l'ex-Yougoslavie).

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Je pense donc qu'il est important de restaurer très rapidement une politique d'accueil qui soit assimilationniste à moins d'aller vers de graves désagréments.

Et ceci passe par quelques mesures que je détaille bien qu'elles ne soient pas exhaustives très certainement :

  • La suppression de la double nationalité : la Nation française étant fondée sur le consentement et la volonté d'appartenance à la France, qui est une civilisation à elle-seule, fondée sur des valeurs commune mais aussi une même volonté commune de vivre-ensemble ; et non sur une religion unique, le sang, l'ethnie, la race, il ne peut y avoir de double allégeance. L'allégeance à la France doit être unique et exclusive, sinon l'on ne peut être totalement Français. Comment demander à quelqu'un qui a la double nationalité de préférer la France à son autre Nation ? Cela lui serait impossible, et cela pourrait s'avérer dangereux si la France était en guerre. On me dira qu'il y a peu de chances que cela se produise, mais gouverner c'est également prévoir...

  • Le retour à une certaine conception romancée de l'Histoire de France : on m'opposera que la vérité est plus utile, que l'instrumentalisation à des fins de propagande fut toujours néfaste, que ma conception est dépassée ; mais il ne s'agit pas de falsifier la vérité bien au contraire... il est question ici de la restaurer sans oublier que pour constituer une Nation, des silences sont parfois nécessaires, comme le disait Ernest Renan. Oui, nous devons dire, proclamer « nos ancêtres les Gaulois » ! Il n'y a là aucune incohérence, même pour des gens d'origine polonaise, africaine, italienne, etc... En effet, moi qui n'ait rien de commun avec les Gaulois, aucun sang commun avec eux, j'affirme qu'ils sont mes ancêtres, car ils sont les anciens dépositaires de notre sol, de notre terre (oups... mot tabou), de notre Histoire, de notre Patrie, comme les Romains sont nos ancêtres. De la même manière que les Francs sont mes ancêtres, ainsi que le soldat de l'An II, que le poilu héroïque de la Marne et du fort de Douaumont. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne crois pas au « droit du sang », et que ceux qui critiquent cette vision de l'Histoire de France s'y réfère très étrangement, considérant que puisque certains des Français n'ont pas de « sang gaulois », leurs ancêtres ne sont pas les Gaulois... alors qu'ils s'offusquent dès que l'on parle de restaurer le droit du sang dans le droit pour l'attribution de la nationalité française (personnellement, je ne m'en offusque pas, même si je le réprouve). Or, si vous croyez au « droit du sol » comme moi, mes ancêtres n'ont rien à voir avec le sang mais avec les possesseurs de ma terre : mes ancêtres sont les ancêtres de la France parce que je suis Français. Il ne s'agit pas ici d'une quelconque haine de l'autre qui n'aurait pas de sens ou d'opposer une partie des Français aux autres (la seule « communauté » existant en France est Française) mais de savoir ce qui fait notre identité alors que depuis trente à quarante ans elle est mise à mal par la concurrence mémorielle, les bouleversements géopolitiques, géoéconomiques et démographiques... au moment même où nous avons renié une partie de ce qui faisait la France : centralisation, unité, patriotisme et assimilation.

  • La mise en place d'une politique d'accueil des immigrés bien plus sélective et exigeante : cela suppose que la France mette les moyens nécessaires pour que nos immigrés parlent tous Français, soient conscients des valeurs de la Républiques, des valeurs de la France par delà la République même, de ce qui a fait la spécificité, l'unité, le caractère exceptionnel des mœurs, des valeurs, de la culture nationale, de l'Histoire de France. Ceci suppose l'interdiction de toute régularisation d'un sans-papiers, si ce n'est dans certains cas très limités le demandeur d'asile ; mais aussi la suppression nécessaire du regroupement familial qui suppose une immigration de peuplement qui ne nous est en rien nécessaire, les Français faisant suffisamment d'enfants (ou presque) pour assurer le seuil de renouvellement des générations, et ayant vocation à devenir le premier Peuple d'Europe par le nombre en 2040.

  • L'obligation pour tout immigré de se plier aux coutumes de la France : prénom, pratiques culturelles, respect de l'égalité homme-femme, de la laïcité, de nos mœurs, de notre droit dans son ensemble. Tout Français et tout immigré vivant en France – qui a vocation à devenir Français un jour, la naturalisation étant l'apogée de l'assimilation – doit adopter nos valeurs, nos principes, adhérer à la Nation et partant à ses coutumes, sa culture et son Histoire. Je suis personnellement choqué lorsque l'ancien locataire et Ministre de la Justice Madame Dati, membre du gouvernement de la République française ose donner un prénom étranger à sa fille. C'est une négation de l'assimilation. C'est un message dévastateur envoyé à nos immigrés. C'est une gifle à la figure de tous ceux qui souhaitent l'émancipation des Peuples arrivés en France. Quid des Isabelle Adjani d'autrefois ? Y-en-a-t-il encore ? Or, l'adoption d'un prénom français était extrêmement symbolique pour l'immigré. Par cela, il montrait qu'il souhaitait s'émanciper de ses origines, les dépasser, s'assimiler, qu'il voulait oublier la Nation d'où il venait, ses conservatismes ; la France était alors la lumière, le pays de la liberté, entourée d'États autoritaires et liberticides. Ceci n'est plus, et cela est bien dommage. Aujourd'hui, il faut y revenir. Symbole s'il en est, nous devons donc d'urgence interdire le voile islamique (oui... peut-être faut-il aller plus loin que le voile intégral...) dans tous les lieux publics, y compris la rue, quitte à subir les foudres de l'UE et de la Cour européenne des Droits de l'Homme, de tous les censeurs bien-pensants et des associations anti-racistes, non seulement car il est contraire aux moeurs françaises mais surtout parce que ce serait un message envoyé à tous les combattants de la liberté des hommes et des femmes dans des pays qui oppriment celle-ci. Autre symbole, il nous faut de suite restaurer l'obligation pour tout enfant né en France de prendre un nom français, je vous ai déjà expliqué pourquoi.

  • La mise en place d'une instruction civique, juridique et patriotique obligatoire du CP jusqu'à la Terminale : celle-ci est nécessaire et doit devenir un pilier de l'instruction nationale, laïque, républicaine et démocratique. Elle devrait être sanctionnée automatiquement en fin d'études par un examen, à caractère éliminatoire que ce soit au Baccalauréat ou à tout autre épreuve de fin de scolarité. L'élève ayant obtenu une note suffisante se verrait alors dans l'obligation de signer un « serment d'allégeance à la Nation et à la République française » dont le contenu reprendrait les principes patriotiques, civiques, laïcs, humanistes et assimilationnistes. Celui ayant échoué devrait passer par la case « rattrapage », quelle que soit sa moyenne générale, sous peine de ne pouvoir jouir de l'entièreté de ses droits civiques.

J'ai conscience qu'il y a de la radicalité dans ce discours, qu'il paraît excessif ; mais aux grands maux, les grands remèdes. Le temps de l'action est venu et nous ne saurions tergiverser plus encore.

Cette liste n'étant pas exhaustive, j'imagine que certains auront des choses à redire, des propositions à faire, des corrections à apporter. Mais là n'est pas le sujet. La seule chose à faire c'est de restaurer d'urgence l'assimilation comme moteur de la politique d'accueil des immigrés. Non seulement pour favoriser l'intégration économique et sociale, civile et politique de ceux-ci, mais aussi, et surtout, parce que c'est le seul et unique moyen de préserver l'unité nationale.

La France se situe à un tournant de son Histoire : qu'elle se trompe de direction et elle pourrait ne jamais s'en relever. Malheureusement, on ne peut que douter de plus en plus de la clairvoyance de nos dirigeants, de nos responsables politiques dans leur ensemble, bien que quelques étincelles, voire quelques éclairs de lucidité de temps en temps me donnent l'espoir que ceux-ci restent conscients de leur responsabilité.

Naïveté ou espoir forcené ? Je préfèrerai le second. En effet. Au moins, l'espoir fait vivre.



Vive la Nation ! Vive la République ! Vive la France !